A propos de moi

« J’ai toujours aimé les animaux », voilà une phrase que vous avez sans doute entendue des centaines de fois. Moi je l’avais toujours prononcée avec sincérité sans jamais faire le lien entre le fait d’aimer les animaux et de les manger.

Il y a encore quelques années, il m‘était impossible d’imaginer un repas sans viande car étant née dans le pays de la meilleur « viande » au monde, l’Argentine, j’étais une carnivore « pure et dure ».

Dans la tradition gastronomique argentine le boeuf est Roi et les autres viandes (agneau et poissons de Patagonie, les caprins des montagne) en constituent la Cour.

Enfant, je me souviens avoir vu sur le bas-côté d’une route la carcasse d’une vache, un squelette qui me fit penser à l’animal vivant. J’ai éclaté en sanglots.

Certes, ma sensibilité était particulièrement exacerbée mais cela ne m’empêchait pas de me nourrir d’animaux et  je trouvais cela normal, sans doute trop petite pour me remettre en question.

Le temps a passé et j’ai toujours conservé ce sentiment de bienveillance envers les animaux. Paradoxalement je n’avais aucun problème de conscience en me délectant de cochons de lait et « chivitos » (chevreuils) de montagne et autres  « asados », ces barbecues pantagruéliques dominicales. Ces mets étaient si délicieux que maintenant avec du recul je ne peux pas comprendre comment une telle joie gustative peut cacher autant de souffrances !

De par les multiples scandales sur la maltraitance animale qui ont été révélés et qui se sont répandus grâce aux réseaux sociaux, je me suis intéressée à la condition animale. J’ai commencé par ne plus manger de foie gras, ensuite j’ai banni les bébés animaux de mon régime… Puis je fis la rencontre d’une vegane très tolérante. En discutant avec elle, sa façon de ne pas me juger m’a rapprochée de la cause animale et des produits existants pour remplacer la viande. J’ai fais des expériences pendant des années en essayant de trouver les versions végétales des chairs animales car je n’ai pas décidé d’arrêter de manger les animaux par dégoût mais par compassion. La réalité est qu’il n’y a pas des simili-carnés 100% fidèles aux produits issus de la mort des animaux mais l’industrie du simili se développe à une vitesse extraordinaire et on a de plus en plus des produits de qualité. Je voudrais ici vous faire découvrir mes expériences culinaires, montrer que l’on peut bien manger et se régaler sans faire subir des souffrance aux animaux. Après tout…. tout est possible même pour une ex-carnivore vorace comme je l’étais.

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